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Gestion de la biodiversité : conservation, préservation et protection


Globalement, ce n’est pas tant la présence de l’homme qui perturbe l’équilibre écologique des écosystèmes que ses activités de plus en plus intensives qui, notamment dans les plaines, fragmentent de plus en plus les secteurs où s’exprime encore une certaine biodiversité. La destruction des habitats et leur fragmentation sont donc les deux principaux facteurs de la perte d’un haut niveau de richesse biologique.

Cependant, une grande partie des activités humaines semble compatible avec le maintien d’une biodiversité importante à condition que certaines règles de gestion et d’aménagement soient respectées et suivies, même si certaines d’entres elles demandent de profonds changements dans notre perception économique et sociologique du monde.

La conservation de la biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. Bien que tout le monde ne soit pas forcément d’accord sur le fait qu’une extinction massive soit en cours, la plupart des observateurs admettent la disparition de nombreuses espèces, et considèrent essentiel que cette diversité soit préservée, selon le principe de précaution.

Il existe deux grands types d’options de conservation de la biodiversité : la conservation in situ, c’est-à-dire dans le milieu naturel, et la conservation ex situ, c’est-à-dire hors du milieu naturel. La conservation in situ est souvent vue comme la stratégie idéale. Sa mise en place n’est cependant pas toujours possible. Par exemple, les cas de destruction d’habitats d’espèces rares ou d’espèces en voie de disparition requièrent la mise en place de stratégies de conservation ex situ. Certains estiment que les deux types de conservation sont complémentaires.

Un exemple de conservation in situ est la mise en place de zones de protection. La conservation de gènes dans des banques de semence est un exemple de conservation ex situ, laquelle permet la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces avec un minimum d’érosion génétique.

De manière générale, la préservation de la biodiversité implique la préservation des grands équilibres écologiques, à quelque échelle que ce soit : habitat, forêt, région, monde… Équilibres qui, s’ils sont rompus, entraînent de graves dysfonctionnements biologiques aux conséquences souvent désastreuses, parfois imprévisibles, sur les sociétés humaines en général et leur fondement économique en particulier.

L’érosion de la biodiversité était l’un des sujets les plus discutés lors du Sommet pour le développement durable, à Rio de Janeiro, dans l’espoir de la mise en place d’un fond de conservation global pour le maintien des espèces et des collections (conservatoires, banques de graines, etc…). C’est également lors de ce sommet que le 22 mai a été déclaré Journée internationale de la biodiversité. La Convention sur la diversité biologique votée à Rio, avant d’être ratifiée par ses Parties-membres, engage les états signataires et l’Union Européenne à prendre des mesures de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité ainsi qu’au partage équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

La convention de 1972 de l’Unesco sera utilisée pour aboutir sur un accord juste sur le partage des bénéfices résultants. La bioprospection peut devenir ce qui a été appelé biopiraterie quand ces règles ne sont pas respectées.

Perspectives pour une bonne gouvernance de la Biodiversité : L’ONU a mis en place la FAO pour répondre aux questions d’agriculture et d’élevage et l’OMS pour les questions de santé, mais il n’y a pas d’Agence mondiale pour la Biodiversité. Une démarche consultative (IMoSEB qui signifie « International Mechanism Of Scientific Expertise on Biodiversity ») envisage en 2006 la création d’un organisme scientifique de type IPCC sur le thème de la biodiversité, suite aux recommandations d’un groupe de travail international (Leipzig workshop) sur les interfaces Science-Décideurs pour une bonne gouvernance de la biodiversité (International Science-Policy Interfaces for Biodiversity Governance). En février 2007 à Paris, le président Jacques Chirac a apporté le soutien de la France à l’idée de création d’une Agence mondiale de l’Environnement.

La biodiversité urbaine, et celle de la nature banale sont aussi des préoccupations émergeantes, avec quelques expérimentations d’intégration dans la gestion urbaine et l’architecture (Construction à biodiversité positive, quinzième cible HQE…)

Articles détaillés : Convention sur la diversité biologique, ITPGRFA, Commerce équitable et Principe de précaution.
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