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Histoire du concept


La notion de ressource naturelle (exprimée sous cette forme précise) semble relativement récente. Elle a de plus beaucoup évoluée depuis les années 1970 accompagnant les avancées de la connaissance scientifique et des progrès technologique (la diversité est ainsi devenue une nouvelle une ressource, pour le génie génétique, ressource valorisée par le brevetage du vivant, par ailleurs très discuté pour des raisons éthiques et de risque écotechnologique).

On a d’abord considéré comme ressources naturelles la biomasse utile et les « matières premières Â» , puis les formes d’énergie utiles aux hommes et en particulier à l’agriculture, à la sylviculture et à la pêche, puis à l’industrie (bois de feu, traction animale, moulins à vent et à eau, puis carburants fossiles et enfin nucléaire) .
Par exemple, de l’Antiquité à l’ère industrielle, le sel avait une grande valeur, non parce qu’il était rare sur la planète, mais parce qu’il était vital pour la santé, et peu accessible loin de la mer, et qu’il faisait l’objet de taxes importantes. Le pétrole (encore inconnu) avait alors bien moins de valeur.
Ces valeurs ont été renversées au XIX et XX siècles où les ressources fossiles sont devenues vitales pour l’industrie, la pêche et l’agriculture, mais aussi pour le bâtiment, les transports et de nombreux services.. Et si le coltan a une valeur tant pour les Européens, Américains et autres pays technologiquement avancés, mais aussi pour certaines régions africaines sous-développées, c’est parce que les rapports marchands les ont mis en contact.

Peu à peu la valeur d’aménité des certaines ressources est apparue ; plus difficile à quantifier, mais bien réelle, traduite par exemple par l’engagement de nombreuses personnalités et courants pour la protection de la naturalité (Wilderness) aux USA et par les romantiques européens, dont les peintres de l’école de Barbizon qui ont obtenu le classement de la Forêt de fontainebleau près de Paris). L’augmentation actuelle des prix des terrains aux abords des milieux naturels et paysages remarquables en est une autre manifestation. Les aménités sont aussi et par exemple en France prise en compte par la LOADDT (Loi Voynet).

A la fin du XXème siècle avec l’apparition et la rapide diffusion du concept de développement durable, en réaction notamment à la dégradation et raréfaction ou disparition de nombre des ressources naturelles, la notion de fonctionnalité écologique et de service écologique a élargi celle de ressource naturelle aux ressources utiles ou indispensables non seulement à l’Homme, mais aussi à l’ensemble des écosystèmes. Un nouveau paradigme apparaît alors clairement : les ressources planétaires sont limitées, elles rendent des services indispensables voire irremplacables, mais surtout, elles apparaissent comme le produit des écosystèmes et plus généralement de la biodiversité, qui en tant que tels deviennent eux-mêmes des ressources vitales à protéger pour pouvoir les exploiter durablement ou pour qu’ils continuent à produire leurs services « gratuits Â», en particulier produire l’oxygène, l’eau, les sols, qui nous sont vitaux. Cette approche a notamment été précisée par le Millenium ecosystems assesment, première évaluation mondiale de l’état de santé des écosystèmes et de leurs fonctionnalité)

On qualifie maintenant un élément écopaysager de ressource naturelle quand il peut satisfaire un des besoins de l’être humain, mais aussi des communautés écologiques qui constituent les écosystèmes. Les habitats naturels, résultant pour partie de l’activité des espèces qui y vivent, sont ainsi eux-mêmes considérés comme des ressources naturelles.

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